Dans la nuit du 1er mai, les équipes de l’Ocean Viking ont porté secouru à 25 personnes, dont deux femmes et 13 mineurs. Elles ont finalement pu débarquer en sécurité au port d’Ancône, en Italie, après quatre jours de navigation et 1 500 km parcourus depuis le lieu du sauvetage.
Dernière mise à jour le 06/05/2026
Le 6 mai 2026
Quatre jours après leur sauvetage, les 25 personnes rescapées viennent de débarquer à Ancône. L’Ocean Viking a été contraint de parcourir 1 500 km pour atteindre ce port sûr attribué par les autorités italiennes.
Un long trajet qui prolonge inutilement la souffrance des personnes secourues déjà épuisées par les épreuves subies tout au long de leur parcours migratoire et vide la mer Méditerranée de ses ressources vitales de sauvetage.
Parmi les personnes secourues, 13 étaient mineurs. En Méditerranée, la présence d’adolescents parmi les rescapés est malheureusement une réalité constante. Selon l’UNICEF, des dizaines de milliers d’enfants parcourent chaque année les routes migratoires vers l’Europe, beaucoup voyageant seuls.
Le 2 mai 2026
Hier soir, peu avant minuit, les équipes de l’Ocean Viking ont porté secours à une embarcation pneumatique en détresse surchargée, avec un flotteur dégonflé, au nord de la frontière entre les zones de recherche et de sauvetage (SAR) libyenne et maltaise.
25 personnes ont été secourues : 2 femmes, dont une enceinte, et 13 mineurs. Elles ont passé 4 à 5 jours en mer sans nourriture ni eau, après avoir quitté Zuwara (Libye). À leur arrivée, elles étaient épuisées, déshydratées, transies de froid, avec des brûlures causées par le carburant et le soleil.
Le sauvetage en mer est une obligation légale. Personne ne devrait vivre ça. Et pourtant, ces situations dramatiques restent malheureusement une réalité en Méditerranée. Le port d’Ancône a été désigné comme lieu sûr, à environ 800 milles nautiques de distance.
Un port éloigné qui impose plus de 4 jours de navigation. C’est une souffrance prolongée pour les personnes rescapées déjà épuisées et une perte de temps considérable qui nous empêche de venir en aide rapidement à d’éventuelles autres embarcations en détresse.
Crédit photo : Marie Tihon / SOS MEDITERRANEE
