En avril 2025, le Marseillais Théo G. a pris le départ de son tout premier marathon avec un objectif qui allait au-delà de l’exploit sportif : collecter des fonds pour SOS MEDITERRANEE grâce à un dossard solidaire.
Sportif depuis toujours et ayant grandi à la montagne, Théo n’en est pas à son premier défi. Ancien cuisinier, journaliste et aujourd’hui photojournaliste, sa vie bascule il y a une dizaine d’années lorsqu’il apprend qu’il a une maladie auto-immune dégénérative touchant ses articulations. Face à cette épreuve, il choisit le mouvement plutôt que l’immobilité, et la course à pied prend une place centrale dans son quotidien.
Petit à petit, l’idée de courir un marathon s’impose, mais pas de n’importe quelle façon : « Je voulais que ce challenge ait du sens. Prendre un dossard solidaire, c’était une manière de rendre tout ce que j’ai reçu de mon entourage et de la société après l’annonce de ma maladie, tout comme les soins gratuits dont je bénéficie toujours aujourd’hui. »
Du défi individuel à l’impact collectif
Théo décide alors de s’engager à courir en collectant des fonds pour une association. Il choisit SOS MEDITERRANEE, comme une évidence : « Je vis à Marseille et l’association a un lien très fort avec la ville. Nous avons la Méditerranée devant nous et surtout, je suis convaincu à 1 000 % de la nécessité du sauvetage en mer. Il n’y a pas de débat, c’est facile pour moi de défendre cette cause. »
Il ajoute : « On sait aussi que les fonds sont dirigés directement vers le bateau et qu’ils sont utiles pour mener les opérations de sauvetage. »
Quatre mois avant le départ de sa course, il lance donc sa page de collecte sur le site des dossards solidaires, avec l’objectif de réunir un minimum de 420 € de dons pour valider son inscription.
Cette cagnotte lui a permis de sensibiliser sur les enjeux humanitaires en Méditerranée bien au-delà de son cercle proche, et de faire découvrir l’association à un nouveau public : « Certaines des personnes qui ont donné ne connaissaient pas forcément SOS MEDITERRANEE. Le fait d’avoir un défi sportif lié à la collecte a incité des proches à faire un don, alors que cela n’aurait pas été le cas autrement. »
L’impact concret des dons est aussi un argument-clé : « Avec 30 €, par exemple, on finance l’équivalent d’un gilet de sauvetage. On voit immédiatement à quoi sert cet argent. »
L’objectif est largement dépassé avec 1 510 € collectés auprès de 42 personnes.
Pour l’édition 2025, grâce aux dossards solidaires, 30 coureurs et coureuses ont réuni un total de 22 600 € pour soutenir les sauvetages en mer menés par SOS MEDITERRANEE. Bien plus que des chiffres, ces collectes représentent des aventures humaines et engagées.
« On ne court plus seulement pour soi »
En parallèle, Théo se prépare intensément et court jusqu’à 100 kilomètres par semaine.
Le 13 avril 2025, il prend le départ du marathon de Paris avec un tee-shirt aux couleurs de SOS MEDITERRANEE et le soutien des personnes qui ont contribué.
« On ne court plus seulement pour soi : on court pour l’association, pour toutes les personnes qui ont donné. Derrière chaque foulée, il y a des dizaines de soutiens, donc il n’est plus possible d’abandonner. Cela donne une force énorme ! »
Ce soutien le porte tout au long de la course. « J’entendais des gens crier ‘Allez SOS MEDITERRANEE !’ quand je passais devant eux. J’étais très fier de représenter l’association. »
Théo termine la course en 3 h 06, un temps impressionnant pour un premier marathon. Sa fille et sa compagne le retrouvent sur la ligne d’arrivée pour le féliciter.
Et si vous transformiez vous aussi un défi personnel en engagement collectif ?
Crédit photo : Marine Piranian

