Depuis dix ans, la Méditerranée centrale est le théâtre d’une crise humanitaire durable. À travers ce manifeste, SOS MEDITERRANEE dénonce les conséquences de choix politiques qui ont remplacé l’assistance par la dissuasion, et appelle les États européens à respecter leurs obligations en mer.
Parce que sauver des vies n’est pas une option, mais un devoir, nous réaffirmons la nécessité d’une action immédiate pour remettre l’humanité au cœur des politiques migratoires.
Depuis dix ans, SOS MEDITERRANEE refuse de détourner le regard devant le drame qui se joue en Méditerranée centrale. Alors que le devoir de sauvetage s’érode, l’association est toujours là, fidèle à sa mission. En une minute, cette vidéo retrace dix années d’actions, pour sauver des vies et défendre l’humanité en mer.
Notre série Still at sea, 10 ans de sauvetage en mer
STILL AT SEA #1 – 7 MARS
Il y a 10 ans, le 7 mars 2016, nous réalisions notre premier sauvetage à bord de l’Aquarius : 74 vies secourues en Méditerranée centrale. Ce sauvetage a marqué le début de notre présence ininterrompue sur l’une des routes migratoires les plus mortelles au monde. Aujourd’hui, nous sommes toujours en mer, parce que des enfants, des femmes et des hommes continuent d’y perdre la vie.
Les morts en Méditerranée centrale sont souvent présentées comme des tragédies isolées. Elles ne le sont pas. Notre série #StillAtSea illustre 10 ans de crise humanitaire, 10 ans de sauvetage en mer. Chaque mois, une date clé, un événement majeur, une illustration par un·e artiste.
Le 7 mars 2016, SOS MEDITERRANEE réalisait son tout premier sauvetage en Méditerranée centrale. Alerté par le Centre de coordination de sauvetage maritime de Rome, notre premier navire, l’Aquarius, portait secours à 74 personnes en détresse entre la Libye et l’Italie. Depuis, nous avons secouru plus de 42 700 personnes en Méditerranée centrale.
Cette première illustration est signée de Jean Jullien.
STILL AT SEA #2 – 21 AVRIL
Le 21 avril 2021, 130 personnes ont perdu la vie dans le naufrage d’une embarcation pneumatique en Méditerranée centrale. Les autorités compétentes ont été informées du cas de détresse, mais elles n’ont pas réagi. Elles ont pourtant l’obligation de coordonner les secours en mer en vertu du droit maritime international. Cette tragédie était évitable, comme toutes les autres.
Cette deuxième illustration est signée de Sir Quentin Blake.
Crédit illustration bannière & manifeste : Théo Garnier-Greuez

