À l’occasion des 10 ans de ses opérations de recherche et de sauvetage en mer, SOS MEDITERRANEE est mise à l’honneur dans le média Mer et Marine. François Thomas, président de l’association, revient sur une décennie d’engagement marquée par un durcissement continu des conditions d’intervention.
Dans un entretien paru le 13 mars, François Thomas dénonce une dégradation du respect du droit maritime international et des conditions de sauvetage, depuis le premier sauvetage en 2016 à bord de l’Aquarius, remplacé ensuite par l’Ocean Viking.
L’attaque armée subie par le navire en août dernier, attribuée à des garde-côtes libyens, montre selon lui un franchissement inédit d’un seuil de violence.
L’article met également en lumière le tournant politique majeur qu’a constitué, en 2018, l’externalisation vers la Libye du contrôle des frontières européennes. Cette stratégie, combinée aux restrictions imposées aux ONG par les autorités italiennes, entrave fortement les opérations de sauvetage, et les navires humanitaires sont régulièrement immobilisés ou empêchés d’intervenir.
Malgré ces obstacles, SOS MEDITERRANEE poursuit ses opérations, récemment renforcées par des moyens aériens pour repérer les embarcations en détresse.
François Thomas alerte toutefois sur un bilan humain toujours dramatique : plus de 650 personnes ont perdu la vie en Méditerranée depuis le début de l’année 2026, d’après le décompte de l’Organisation Internationale pour les Migrations.
Le président de SOS MEDITERRANEE regrette ainsi que le devoir d’assistance, principe fondamental du droit maritime international, soit bafoué. « Tendre la main à une personne en détresse en mer, c’est un devoir aussi bien moral que légal ».
Lire l’article complet paru dans Mer et Marine.
Crédit photo : Francesca Volpi / SOS MEDITERRANEE


