Comédienne et chroniqueuse sur France Inter, Aline Afanoukoé soutient SOS MEDITERRANEE. À l’occasion d’Escale Solidaire #2 au Théâtre du Châtelet, à Paris, elle a défendu le sauvetage en mer et appelé à une mobilisation collective face aux drames en Méditerranée.
Sauver des vies sans distinction
Aline Afanoukoé s’indigne que l’on puisse faire la moindre distinction lorsqu’il s’agit de porter secours à des personnes en détresse en mer. Comme elle le rappelle, lors des attentats qui ont secoué la France en 2015, « On ne regardait pas qui était de quelle nationalité ou de quelle couleur de peau : on sauvait des vies. »
Face aux drames et à l’urgence, la priorité est de protéger la vie des enfants, des femmes et des hommes en danger : une conviction qu’Aline Afanoukoé défend fermement, affirmant que le sauvetage inconditionnel constitue « l’essence même de ce qu’est l’humanité ».
Refusant l’indifférence, la chroniqueuse et comédienne appelle à un effort d’empathie, encourageant à s’imaginer ce que vivent ces personnes contraintes à l’exil, au point de risquer leur vie en mer.
« Il faut s’imaginer être sauvé.e à son tour ! »
ALINE AFANOUKOÉ
Un engagement citoyen face à l’inaction des États
Les ONG de sauvetage en mer « devraient cesser d’exister », dit-elle en soulignant que leur présence en mer est le symptôme de la défaillance des États. Elle dénonce leur inaction face aux drames en Méditerranée, tandis que SOS MEDITERRANEE « survit surtout grâce aux citoyen.nes ».
Malgré ce constat, elle voit dans la mobilisation citoyenne une source d’espoir, notamment du côté des jeunes générations. « Je ne pense pas qu’on ait perdu notre humanité », confie-t-elle. Elle salue une jeunesse « impliquée et consciente », prête à s’engager et à agir face aux enjeux urgents qui l’interpellent.
Enfin, Aline Afanoukoé lance un appel à l’action. Soutenir SOS MEDITERRANEE, explique-t-elle, ne se limite pas aux dons financiers : « On peut donner son temps, donner de la voix, de l’écho à ce qui se passe. » Un engagement accessible à toutes et tous, selon les moyens dont chacun.e dispose, pour contribuer à sauver des vies en mer.
Crédit photo : Nicolas Friess
Crédit vidéo : Camille Martin Juan


