Marseille, le 23 mars 2026 – La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé ce jour les peines prononcées en première instance à l’encontre de 22 personnes ayant participé à la violente intrusion dans les locaux de l’association le 5 octobre 2018. Une seule des prévenues, jugée en première instance uniquement pour diffusion d’images violentes est, elle, relaxée. Une nouvelle fois, l’ONG de sauvetage en mer et les sept salarié.e.s présent.e.s au moment des faits ont été reconnu.e.s victimes de cette attaque.
Le 5 octobre 2018, 22 membres du groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire, aujourd’hui dissous, ont violemment fait irruption dans les locaux de l’association à Marseille. Ces individus ont ensuite bloqué la porte d’accès aux locaux et ont déployé une banderole sur le balcon de l’immeuble avant d’allumer des fumigènes. Plusieurs personnes de l’association présentes dans les locaux ont subi des violences physiques, ont été évincées manu militari des locaux ou ont dû se réfugier dans un bureau. Toutes ont été terrorisées par cette intrusion violente. Une 23ème personne du groupuscule restée à l’extérieur filmait l’agression depuis la rue.
Lors du procès de première instance qui s’est tenu en 2022 à Marseille, l’ensemble des prévenu.e.s avaient été condamné.e.s à des peines allant de 6 mois de prison avec sursis, à 12 mois de prison ferme ainsi que cinq ans d’inéligibilité et trois ans d’interdiction de séjour à Marseille, pour avoir participé à ce que le jugement qualifiait de « scène unique de violence ».
L’audience en appel, qui s’est tenue le 9 février dernier – en l’absence des prévenu.e.s – avait permis de reconnaitre à nouveau factuellement la gravité de cette attaque et le traumatisme subis par les victimes.
Pour Maître Sébastien Mabile, avocat de SOS MEDITERRANEE « cette décision confirme la gravité des faits et leurs conséquences sur les personnes et l’association, et rappelle qu’une telle action violente ne saurait être confondue avec l’expression d’une opinion politique ».
François Thomas, Président de SOS MEDITERRANEE complète : « cette confirmation judiciaire est un soulagement. Elle n’efface néanmoins ni le traumatisme durable des victimes, ravivé par ce nouveau procès, ni la violence des attaques auxquelles nous continuons de faire face alors que nous menons une mission humanitaire pour sauver des vies en mer, dans le strict respect du droit international. Depuis cette attaque, l’association a été contrainte de changer de locaux et de renforcer considérablement l’ensemble de ses dispositifs de sécurité ».
« Face à ces attaques répétées, notre détermination reste intacte », conclut François Thomas. « Dix ans après sa création, SOS MEDITERRANEE continuera de mener sa mission vitale dans le strict respect du droit et de la dignité humaine. »
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Crédit photo : Tess Barthes / SOS MEDITERRANEE

