Lors de la patrouille 45 (janvier-février 2026) à bord de l’Ocean Viking, la photographe Tess Barthes a tourné son objectif vers l’un des postes les plus discrets mais essentiels à bord : la veille aux jumelles.
La veille aux jumelles est assurée, à tour de rôle, par un.e membre de l’équipage chargé.e de scruter en continu la surface de la mer et l’horizon afin de repérer des embarcations en détresse.
Dans sa vidéo, la photographe décrit le moment où la personne qui veille monte sur le pont, jumelles à la main, et scrute un horizon immense. Un moment où la concentration est totale et où chaque vague compte.
La mission requiert une certaine rigueur technique, mais aussi une implication humaine et émotionnelle : ces formes à peines perceptibles sur l’eau pourraient être une famille, une vie humaine.
Tess explique : “Cette attention soutenue plonge presque dans un état méditatif, dans lequel la respiration ralentit et les sens s’aiguisent”.
Un moment d’inattention peut suffire à perdre de vue une embarcation fragile, engloutie par le vent et la houle.
La photographe poursuit : “La voix que vous entendez est celle de Nejma, notre facilitatrice interculturelle à bord. J’ai repris ses mots pour tenter de restituer l’expérience intérieure de la personne qui assure la veille aux jumelles, un poste où il ne s’agit pas uniquement de voir.”
Il faut vraiment regarder, rechercher des signes de vie et lire les histoires cachées au loin. Ce qui apparaît comme un point à l’horizon est peut-être un être humain qui doit être considéré comme tel.
Crédit photo et vidéo : Tess Barthes / SOS MEDITERRANEE

