Azim est un mineur soudanais qui a fui son pays natal. Transféré à bord de l’Ocean Viking le 31 décembre après avoir été secouru par le navire marchand Maridive, il partage ses réflexions sur les conséquences qu’a la guerre sur la population soudanaise. Un conflit qui oblige à risquer sa vie pour se protéger, quand rester chez soi et vivre en paix devraient être des droits.
« Au Soudan, il y a environ 511 tribus, chacune a son propre dialecte, son patrimoine, ses coutumes et ses traditions.
Quel est le problème auquel le pays est confronté ? Un problème de développement. Un problème d’infrastructures. Le problème, ce n’est pas le gouvernement. La solution au problème devra être apportée par l’ensemble de la société soudanaise, pas par une ou deux personnes. Et les armes ne résoudront rien.
Un citoyen ne devrait pas fabriquer des armes pour tuer ses propres frères. S’il doit fabriquer une arme, que cette arme soit ses mots ; que cette arme soit un stylo pour écrire.
Nous sommes jeunes. Et nous avons le droit de vivre.
Nous ne devrions pas être contraints de quitter notre pays et de traverser les mers pour être protégé. Nous devrions être à l’abri chez nous. Au Soudan.
Je veux que la voix du Soudan soit entendue. Les Soudanais veulent-ils la guerre ? Tous ceux qui tombent dans la pauvreté la désirent-ils ? Non. Ils aspirent à étudier, obtenir un diplôme, trouver un emploi et contribuer à la prospérité de leur pays.
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi cela nous arrive-t-il ? Avons-nous fait du mal à l’humanité ? Non.
Tout ce que nous voulons, c’est la paix.
Nous ne voulons rien d’autre que la paix. »
Crédit photo : Tess Barthes / SOS MEDITERRANEE



